Gellainville

Share Button
alt

L’église Saint-Jean-Baptiste de Gellainville est placée de telle sorte qu’en dehors des paroissiens bien peu de gens la connaissent. Elle se trouve en lisière de village, éloignée du hameau de Bonville. Il faut absolument la découvrir, c’est une église simple qui témoigne d’un dépouillement monastique, elle dégage une impression de puissance et d’autorité.

Construite en pierre de Berchères au XIème siècle, son plan est rectangulaire et se termine en hémicycle. Elle repose sur de simples murailles soutenues par des contreforts. Quelques fenêtres sont arrondies et d’autres en ogive ce qui indique que des transformations ou des agrandissements ont pu avoir lieu après la construction primitive. Elle a d’ailleurs était remaniée au XVIème siècle. Elle ne possède plus son porche d’origine.

Il reste peu d’appropriations à l’intérieur de l’église, quatre statues ont été volées le 28 avril 1975, dont une représentant saint Jérôme retirant une épine de la patte d’un lion, cette statue était inestimable; les autres sculptures représentaient saint Jean-Baptiste, saint Fiacre et saint Sébastien, qui était dans l’église de Gellainville depuis 1609.

Une croisée (vitrail) du XVIème siècle a été classée Monument historique le 17 novembre 1908. Dans cette verrière on voit un saint nimbé, auprès de lui la donatrice en costume 16ème siècle avec sa famille, un écusson dans le haut duquel se trouvent une étoile, trois épis de blé et les lettres MB.

Un autre trésor se situe à gauche du bénitier à l’entrée de l’église. C’est un albâtre anglais du XVème siècle classé le 04 février 1928. Il a été fabriqué à Nottingham en Angleterre. Cet édifice a été entièrement restauré entre 2003 et 2005, cette restauration a été exemplaire.

(Sources : Archives Départementales d’Eure et Loir, Archives Diocésaines)

IMGP5798

 

 

Horaire des messes

Saint Jean-Baptiste

Solennité : 24 juin.

Nativité de Saint Jean-Baptiste 
(1er siècle)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Église fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."

La vie publique

Jean mena une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant frugalement de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. En l'an 27, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion. Jean réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu » (Matthieu III:11).

Selon Matthieu (III:13-17), Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé. Jean lui dit : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » Jean baptise donc Jésus et c'est au sortir de l'eau que ce dernier reçoit l'Esprit saint sous la forme d'une colombe, tandis que Dieu fait entendre depuis le ciel une déclaration en faveur de Jésus, « mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. » Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus.

La mort de Jean le Baptiste.

  Quelque temps après, la colère d'Hérode Antipas s'abattit sur Jean, lequel lui reprochait son mariage avec la femme (Hérodiade) de son demi-frère Hérode Philippe.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». Sa femme Hérodiade voulait faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protégeait, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ».Cependant lors de la fête donnée pour son anniversaire, Salomé, la fille d'Hérodiade, dansa tant que le gouverneur et tous ses convives furent subjugués, et il lui dit : « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode, fort attristé, envoya cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé, qui l'offrit à sa mère Hérodiade.

Sources : « nominis »